

Le Canada envisage de suivre l’exemple de l’Australie en envisageant d’interdire l’accès aux médias sociaux aux enfants de moins de 16 ans.
Le gouvernement canadien a récemment proposé la Loi sur les médias sociaux sans risques (projet de loi C-34) afin de minimiser les dommages en ligne subis par les enfants. Cette loi vise à responsabiliser les médias sociaux et les entreprises de chatbot AI pour lutter contre des problématiques telles que l’exploitation sexuelle des enfants, la cyberintimidation, l’automutilation et les impacts sur la santé mentale.
Le projet de loi proposé autorisera le gouvernement du Canada à limiter les jeunes de moins de 16 ans dans la création de comptes sur les réseaux sociaux. Cela implique également la vérification de l’âge pour l’accès aux services en ligne, ainsi que des exigences de sécurité obligatoires pour les plateformes de médias sociaux telles que TikTok, YouTube et Instagram, et pour les entreprises utilisant des chatbots IA comme ChatGPT, Gemini et Claude.
Nous avons constaté les graves répercussions des préjudices en ligne. Avec l’évolution des technologies, il est essentiel que nos lois progressent également, car les parents ne peuvent pas affronter ces défis seuls. C’est ce qu’a déclaré Marc Miller, ministre de l’identité et de la culture canadiennes, lors de la présentation du projet de loi.
La protection des enfants ne peut pas être une simple hypothèse. Cette législation renforcera les obligations des plateformes en ligne pour garantir la sécurité de leurs services dès la conception, et prévoira des actions adéquates pour la protection des enfants.
Le projet de loi intervient plusieurs mois après que l’Australie a créé l’année dernière une loi historique intitulée “Modification de la sécurité en ligne sans précédent”, qui interdit l’accès aux médias sociaux aux enfants de moins de 16 ans. En 2026, le Brésil, l’Autriche et l’Indonésie ont suivi l’exemple, tandis que des gouvernements au Royaume-Uni, en France, en Thaïlande, en Espagne et dans d’autres pays envisagent également des mesures similaires.
Au Canada, une nouvelle loi sur la sécurité des médias sociaux proposera la création d’une commission de sécurité numérique chargée de superviser les plateformes en ligne afin de détecter, réduire et traiter les risques. Cette commission exigera également que des mesures soient prises pour limiter l’exposition des enfants à certains contenus dangereux, regroupés en sept catégories de contenu nuisible, tels que ceux portant atteinte à la sécurité des enfants ou incitant à la violence.
Les entreprises de médias sociaux devront respecter la loi en étiquetant correctement le contenu créé par l’intelligence artificielle, en faisant preuve de transparence concernant les seuils de déclaration en cas de crise, et en veillant à ce que les services de chatbot d’intelligence artificielle réduisent le risque de diffusion de contenus nuisibles ou de comportements nuisibles.
Le Dr Bolu Ogunyemi, qui est le président de l’Association médicale canadienne, a exprimé son soutien envers le projet de loi dans un communiqué de presse. Il a déclaré que le Canada ne peut plus tolérer que des plateformes étrangères profitent de manière inacceptable au détriment de la santé mentale, de la vie privée et de la sécurité personnelle de nos enfants. Cette législation positionne le Canada en tant que leader mondial en matière de sécurité numérique, garantissant ainsi une protection en ligne et hors ligne pour les Canadiens, notamment les jeunes.
Le Centre canadien de protection de l’enfance a exprimé son soutien envers le projet de loi publiquement. Selon la directrice exécutive Lianna McDonald, le Centre a observé une augmentation significative des abus en ligne envers les enfants au cours des 20 dernières années, notamment les abus sexuels et l’exploitation. McDonald a qualifié le dépôt de la Loi sur la sécurité numérique de moment historique qui pourrait changer la donne dans cette situation.
- En dépit des protestations, Apple a récemment dévoilé de nouveaux outils de sécurité pour enfants, notamment la fonction “Demander à parcourir”.
- Les organismes de protection de l’enfance accusent Roblox de ne pas respecter les réglementations de la FTC.
- Indonesia is planning to prohibit children under the age of 16 from using social media.
- Les experts en sécurité des enfants préviennent dans une nouvelle pétition que l’IA de YouTube constitue une menace majeure pour la génération actuelle.
- Meta a perdu un important procès concernant la sécurité des enfants et a été condamné à verser 375 millions de dollars.
Le Centre de justice du Canada pour les libertés constitutionnelles a mis en avant que le projet de loi C-63 ne se limite pas à la répression des actes criminels, mais qu’il porterait atteinte à la liberté d’expression, aux procédures régulières et à l’état de droit au Canada.
Le projet de loi sur les méfaits en ligne étendrait largement les pouvoirs de censure de l’État, sanctionnerait les contenus légaux en ligne et permettrait des restrictions préventives sur la liberté individuelle. Cela marquerait un changement important par rapport à l’engagement traditionnel du Canada en faveur de la liberté d’expression et de la procédure régulière. En vertu de ce projet de loi, des propos légaux pourraient être soumis à des enquêtes, des sanctions ou des poursuites en se basant sur des normes floues et subjectives. Les individus pourraient subir de graves conséquences non pas pour avoir commis des crimes, mais pour avoir exprimé des opinions qui seraient jugées inacceptables par la suite.
En particulier, la loi canadienne sur les médias sociaux sécurisés fera partie d’une législation plus large appelée Loi sur la sécurité numérique. Cette législation inclura également la régulation des services de streaming et de contenu pour adultes, ce qui implique l’établissement de restrictions d’âge minimum non seulement pour les réseaux sociaux, mais aussi pour l’accès au contenu pornographique sur les plateformes concernées.
La popularité croissante des lois de vérification d’âge, qui exigent des individus une preuve de leur âge pour accéder non seulement à des contenus pour adultes mais aussi à des plateformes de médias sociaux, a augmenté ces dernières années. Cependant, selon Anna Iovine de Mashable, les experts mettent en garde contre le risque que ces lois représentent pour la vie privée et la liberté d’expression.
Éducation des enfants

Paraphrase: Shannon Connellan occupe le poste d’éditeur principal de Mashable, département des affectations générales, à Londres. Elle a précédemment occupé le poste d’éditrice britannique de Mashable (et supervise toujours l’équipe renommée du Royaume-Uni) ainsi que celui d’éditrice pour l’Australie. En tant que critique agréée par le Tomatometer, Shannon rédige des articles sur le divertissement, la technologie, le bien-être social, la science, la culture et le cinéma d’horreur australien. Elle apprécie également les rencontres avec des célébrités du cinéma, des réalisateurs et des créateurs de télévision.

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